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Journal de Bord - Team Afrique - Semaine 1

March 13, 2017

Semaine 1 (07/03 – 12/03), depuis le Maroc.

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le journal de bord! Retrouvez ici toutes les semaines des nouvelles de chaque groupe, des anecdotes, des récits de rencontres et de voyages.
Au programme de ce premier journal de bord l'arrivée au Maroc, une rencontre au ministère de l'Agriculture, l'arrivée dans la ville portuaire de Larache et la visite de son port de pêche.

Notre aventure africaine a donc débuté Mardi 7 mars, au départ de Roissy. Grève Air France oblige, nous avons dû attendre jusqu'au dernier moment si notre vol allait bien décoller, mais c'est au final une erreur de porte d'embarquement qui a failli nous faire rater le départ ! Nous avons finalement quitté la grisaille Parisienne, direction la capitale marocaine : Rabat. Grand soleil pour nous accueillir à la sortie de l'aéroport, 25°C, pas un nuage et une bonne humeur ambiante. Ce voyage démarre bien !

 

Guide du routard à la main, direction la médina de Rabat, le quartier ancien de la ville, entourée de ses fortifications et hôte du souk de la capitale. Nous nous sommes arrêtés à un hôtel à l'entrée de la médina, et avons profité de l'après midi et de la soirée pour flâner dans le quartier, au bord de mer et à travers les fortifications. Bien sur, nous n'avons pas échappé à la pause thé à la menthe et pâtisseries locales. Adaptation rapide au rythme marocain, mais adaptation difficile de la nuque de Ludovic au soleil africain. Elle va rester rouge écrevisse quelques jours !

 

Après une première nuit où chacun a pu vérifier que les autres ne ronflent pas, et que l'appel à la prière du lever du soleil s'entendait dans toute la ville, nous avons passé la journée dans les quartiers d'affaires de la capitale, en passant par la magnifique tour Hassan et les jardins de la nécropole, croisement des cultures Arabe et Romaine. Cette journée nous a permis de repérer les différentes institutions qui pourraient nous informer, notamment le ministère de l'agriculture, et la préfecture de police, possible hôte de la toute nouvelle police de l'environnement. La soirée se conclut difficilement à la terrasse d'un café, ou l'on a pu s'apercevoir que les supporters de Barcelone étaient nombreux en ville. La défaite était d'autant plus dure à assumer pour Ludovic et Romain.

 

Nous avons donc commencé notre troisième et dernière journée à Rabat avec l'objectif d'en savoir un peu plus au sujet de la police de l'environnement. Nous avions entendu parler de sa création récente à Rabat, et voulions rencontrer quelqu'un qui pourrait nous éclairer à propos de cette nouvelle institution, ses objectifs et la motivation de sa création. Mais à la préfecture de police, les personnes de l'accueil n'ont pas su nous dire où elle se trouvait, ni même nous confirmer son existence. Ils nous ont renvoyé vers la DGSN (Direction Générale de la Sûreté Nationale) qui ne nous a pas plus aidé. Alors, cette police existe-elle ? Où est-elle ? Que fait-elle ? Est-elle sur l'égide du ministère de l'environnement, à plusieurs kilomètres au sud de la ville et compliqué d'accès ? Nous en apprendrons peut-être plus par la suite mais pour l'instant le mystère reste entier pour nous.

 

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le ministère de l'agriculture et de la pêche maritime, en espérant avoir plus de succès. Après être passés de secrétaire en secrétaire, avoir expliqué la raison de notre venue à beaucoup de personnes, nous avons finalement été reçus par Mr. Hamid IMRAI, collaborateur du service de Stratégie agricole du ministère. Il nous a donné une vision globale très intéressante de la situation agricole du pays, ainsi que les contacts de personnes plus expertes qui pourront nous éclairer un peu plus. Nous avons terminé la journée par le Haut Commissariat des Eaux et Forêts, mais seuls des administratifs étaient disponibles. Nous retenterons notre chance auprès de leurs antennes régionales.

 

Il était alors temps de rentrer faire nos sacs car le lendemain matin nous nous dirigions vers le nord et la ville portuaire de Larache. Le vendredi étant le jour du repos ici, nous avons profité de l'après-midi, ainsi que de la soirée pour imprégner de l'atmosphère calme et accueillante de la ville.

 

Nous nous sommes mis en route le samedi matin pour le port afin d'en savoir un peu plus sur l'évolution de l'activité de pêche dans la région. Le contact avec les pêcheurs était souvent amical, bien que compliqué. En effet, l'effervescence de la zone et la barrière de la langue rendaient souvent les discussions difficiles. C'est à la terrasse du seul café du port que nous avons rencontré Moustapha, 58 ans, serveur dans ce même café. Ce bourreau de travail, dont la devise est « C'est ça la vie », voulait réellement nous aider et nous a alors donné rendez-vous à la fin de son service, à 23h. Nous avons alors pu visiter le port et la halle aux poissons, théâtre chaque nuit de ventes en gros des produits fraîchement pêchés. Nous en avons appris beaucoup sur l'organisation de la pêche à Larache et notamment qu'il est difficile de ressentir les impacts du changement climatique dans cette zone très riche en produits de la mer, les variations de quantité et d'espèces de poissons étant plus ressenties par les locaux comme dues aux saisons et aux flux migratoires.

 

Dimanche, journée de voyage vers Azrou, ville calme du moyen Atlas entourée de sa forêt de Cèdre. Retrouvez-nous la semaine prochaine pour suivre la suite de nos aventures !

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