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Journal de bord - Team Afrique - Semaine 4

April 4, 2017

Semaine 4 (27/03 – 02/04), depuis le Maroc

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le journal de bord! Retrouvez ici toutes les semaines des nouvelles de chaque groupe, des anecdotes, des récits de rencontres et de voyages.

Au programme du journal de bord de cette semaine une visite du dernier oasis avant le désert, une balade à dromadaire et une séance de musique nomade en live.

 

Nous sommes donc arrivés à M'Hamid El Ghizlane le vendredi 24 mars dans l'après-midi, après une nuit à Ouarzazate. Outre une agriculture oasienne très verdoyante le long de la vallée du Drâa, une importante activité pour la région est le tourisme et notamment l'organisation d'excursions dans le désert. Nous avions l'impression que presque chaque habitant de cette ville était organisateur d'excursions. Et cela s'est fait ressentir dès Zagora, notre ville étape avant de venir à M'Hamid, où en quelques minutes nous avions déjà été abordé par deux personnes.

A notre arrivée, nous avons attendu notre contact, Halim Sbai, à la terrasse d'un café, et avons pu expérimenter les problèmes causés par le vent à cet endroit. Chaque bourrasque transporte des quantités importantes de sable, extrêmement fin dans le Sahara, et qui a la fâcheuse tendance à s'infiltrer partout. Halim arriva quelques temps après, accompagné par un jeune américain à l'arabe parfait, un professeur de musique et Iria, un jeune local qui nous accompagnera durant tout notre séjour. Les hôtels aux alentours étant tous très touristiques et cher, Halim pris la décision de nous loger gratuitement dans les locaux de sa compagnie d’excursions dans le désert, se trouvant également être les locaux de la gare routière. Pour réaliser des économies d'eau, celle-ci y est coupée le soir, et rend la vie légèrement spartiate.

 

Dès le lendemain, nous avons suivi Halim dans l'oasis pour une visite de la palmeraie, durement mise à l'épreuve par le manque d'eau et l'avancée du désert. La surface de la palmeraie se réduit à vue d’œil, la végétation se dessèchent notamment à cause de la très mauvaise gestion de l'eau dans l'oasis et en amont. En passant à travers la palmeraie, nous avons constaté le mauvais entretien des infrastructures d'irrigation causant de nombreuses pertes d'eau. Nous avons aussi rencontré un agriculteur optimiste semant du maïs et bénéficiant d'aides de l' Etat pour installer un système d'arrosage goutte à goutte. Nous somme rentrés pour faire le point sur les informations amassées lors de cette matinée, après en avoir profiter pour cueillir quelques dattes. L'après-midi, nous avons pu assister au premier cours de musique donné par l'école de musique qu'Halim dirige. Son objectif avec cette école est de transmettre aux jeunes générations les valeurs et les traditions nomades dans l'objectif de faire perdurer le festival musical dont il est le co-organisateur.

 

 

Pour conclure la journée, Halim nous emmena passer la soirée et la nuit au bivouac « Le Petit Prince » qu'il gère avec son frère, Ibrahim. Situé non loin de la palmeraie, à seulement quelques kilomètres de M'Hamid, ce cadre donnant sur les dunes nous a offert un dépaysement exceptionnel. Nous avons donc passé la soirée avec Ibrahim, le professeur de musique et le jeune cuisinier du bivouac qui, en plus d'être très bon dans son métier, est un excellent musicien.

Dimanche matin, avant de nous ramener vers M'Hamid, Ibrahim nous fit faire le tour de la propriété, en nous montrant leurs actions de revégétalisation et de récupération d'eau de pluie. Ces actions sont locales, mais Ibrahim espère, en montrant l'exemple à ses voisins et les inciter à faire de même. Le vent nous empêchant de ressortir, l'après-midi fut dédiée au travail, tri des photos et des informations reçues. Halim devait repartir le lundi matin. Ilpassa donc nous voir une dernière fois lors de la soirée, au cours de laquelle nous en avons profiter pour programmer une excursion dans le désert.

 

Lundi, nous avions prévu de visiter l'école primaire de la ville, pour la mettre en lien avec notre école partenaire de Grenoble. Mais le matin, lorsque nous y sommes allés avec un homme qui avait gentiment proposé de nous accompagner, celle-ci était fermée, et ne rouvrait que dans l'après-midi. Nous en avons alors profité pour acheter des chèches, couvre-chef typique des touaregs, en prévision de notre départ pour le désert programmé au mardi. Seulement nous n'avons pas recroisé l'homme l'après-midi et, lorsque nous sommes sortis, nous avons eu la mauvaise surprise de voir que la porte d'entrée se fermait automatiquement à clé. Nous avons donc du attendre Iria pour que celui-ci nous ouvre, et qu'il nous emmène à l'école par la suite. Là-bas, nous avons rencontré le directeur, ainsi qu'un des professeurs de français de l'école. Ils ont rapidement été réceptifs à notre proposition, et nous ont donné rendez-vous jeudi matin pour discuter avec les enfants et procéder à un échange de dessins. Nous devions ensuite rentrer nous préparer car le lendemain, nous faisions route pour le désert et la grande dune de Chegaga.

 

C'était une nouvelle fois Iria qui nous emmenait pour Chegaga. Nous sommes donc partis en 4x4 en fin de matinée pour la dune, située à une cinquantaine de kilomètres de là. Hasard du calendrier, notre départ coïncidait parfaitement avec le passage du rallye Aïcha des Gazelles. Pendant quelques kilomètres, nous avions eu l'impression de prendre part au rallye,et, nous avons doublé quelques voitures, dont la plupart étaient perdues, et un hélicoptère de l'organisation nous suivait. Nous nous sommes parfois arrêtés pour guider quelques concurrentes perdues avec notre « GPS Berbère », Iria. Ses comparaisons entre les 4x4 et les dromadaires étaient assez surprenantes. Les phrases « Le Nissan c'est un bon dromadaire » et « Le dromadaire c'est un 8x8 » nous avaient particulièrement amusé. Nous sommes arrivés au bivouac en début d'après-midi, après avoir fait un passage par l'oasis sacré, ancien lieu de repos des nomades faisant le voyage jusqu'à Tombouctou, au sud du Mali. A ce moment, le soleil et la chaleur étaient trop importants, et nous n'avons pas pu réellement sortir du campement. Nous avons donc attendu la fin de l'après-midi pour programmer une sortie en dromadaire pour aller jusqu'à la fameuse dune de Chegaga. Les dromadaires nous ont déposé aux pieds des dunes, et après une ascension difficile, nous somme arrivés juste à temps pour admirer le coucher de soleil. La soirée se continua au bivouac, où nous avons pu découvrir un ciel étoilé sans pollution lumineuse, ni nuage. De plus nous avons eu la chance de tomber sur une nouvelle lune, nous permettant de contempler les étoiles dans une nuit noir. La nuit fût courte car nous nous sommes levé aux aurores pour ne pas manquer le lever du soleil sur les dunes. Nous sommes rentrés pour M'Hamid où nous avions prévu un après-midi sans rendez-vous pour travailler.

 

Le jeudi matin, nous avions rendez-vous à l'école pour rencontrer les élèves et procéder à l'échange de dessins. Nous avons passé une heure et demi avec les élèves et leur professeur de français, Tarik BOURBACH, à discuter de l'organisation et des conditions d'études dans cette région où la chaleur rythme la vie scolaire. Les enfants avaient encore envie de réaliser des dessins lors de notre venue, nous avons donc convenu de repasser dans l'après-midi pour tous les récupérer. Entre temps, puisque c'était notre dernière journée ici, nous avons profité du beau temps et du faible vent pour retourner une dernière fois de l'oasis, et ramasser le plus de dattes possible. Nous avons ensuite récupéré les dessins des élèves, puis avons décidé de retourner au bivouac « Le Petit Prince », pour réaliser l'interview d'Ibrahim, le frère de Halim. Lorsque celle-ci c'est achevée, au soleil couchant, il nous a invité à rester pour dîner. Nous avons une nouvelle fois pu profiter d'une séance de musique nomade, petit préambule du festival nomade Taragalte, qu'ils organisent tous les ans en octobre.

L'heure du départ avait finalement sonné. Nous sommes partis vendredi, au petit matin, pour Taroudant. Après 12 heures de trajet, nous y avons retrouvé une amie qui nous montrera les projets de gestion de l'eau d'une association française dans la région.

 

Retrouvez-nous la semaine prochaine pour suivre la suite de nos aventures au Maroc !

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