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Journal de bord – Team Afrique – Semaine 6

April 19, 2017

Semaine 6 (10/04 – 16/04), depuis le Sénégal

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le journal de bord! Retrouvez ici toutes les semaines des nouvelles de chaque groupe, des anecdotes, des récits de rencontres et de voyages.

Au programme du journal de bord de cette semaine la fin de notre périple au Maroc, un trajet en avion plutôt curieux et la visite d'une île chargée d'histoire.

 

Nous sommes arrivés à Marrakech samedi en fin d'après-midi. Notre auberge était située toute proche de la fameuse place Jemaa-El-Fna, et nous avons tout de suite pu remarquer le dynamisme régnant sur cette place en passant à travers les étals des charmeurs de serpents et des vendeurs de jus de fruits. Après avoir posé nos sacs à l'auberge, nous avons profité de la fin d'après-midi pour aller visiter la plus grande médina du Maroc. Lors de nos trois jours dans la capitale Amazigh, nous avons pu avoir un avant-goût de la chaleur que nous devrons affronter au Sénégal, avec plus de 30°C à l'ombre chaque jour. Nous profitions donc de la fraîcheur des matinées et des fin d'après-midi pour sortir visiter, et travaillions les après-midi et les soirées. En plus de nous être baladés et de nous être perdus dans le grand souk de la médina, nous avons également étoffé nos connaissances sur la très riche histoire du pays en visitant les tombeaux de la dynastie des Saâdiens, ayant régné pendant 200 ans sur le Maroc, et en allant voir l'ancienne Medersa Ben Youssef, école coranique historique de la ville.

 

Nous avons quitté mardi la très éclectique auberge de Marrakech, où se côtoient des jeunes de tous pays, en direction de Casablanca. Pour la première fois du voyage, nous avons effectué, en train, notre trajet vers notre dernière destination au Maroc. Nous devions prendre l'avion vers le Sénégal le jeudi, et avions prévu une journée de marge pour nous adapter à tout imprévu. Nous avons donc pu utiliser la journée de mercredi pour nous balader dans la plus grande ville marocaine, et aller visiter la grande mosquée Hassan II, troisième plus grande mosquée du monde et parmi les seules ouvertes aux visiteurs non-musulmans. Ce bijoux de l'art marocain, construit dans les années 1990 se veut un exemple de tolérance. En effet, plusieurs références envers la religion catholique, juive et bouddiste sont présentes, notamment dans la construction et l'agencement de la mosquée. Sa forme rappelle celle d'une cathédrale, et les balcons de part et d'autre de la grande salle font penser aux synagogues. L'ancien roi du Maroc Hassan II, a voulu, à travers la construction de cette mosquée, montrer la qualité des artisans marocains, mais également lancer un message de tolérance envers les autres religions, et cette œuvre magnifique fait la fierté des marocains.

 

Cette étape était la dernière pour nous au Maroc, et après cinq semaines géniales à parcourir ce pays, découvrir des paysage d'une variété exceptionnelle, et faire des rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres, il était temps pour nous d'aller arpenter un autre pays et nous immerger dans une culture différente. Après avoir pu observer de nombreux soucis environnementaux dans des écosystèmes très variés, et tout autant de solutions et d'idées d'adaptation innovantes, nous continuons notre étude au Sénégal.

Nous sommes donc partis depuis l'aéroport de Casablanca jeudi 13 avril direction Dakar, la capitale sénégalaise, en faisant une escale par une autre capitale ……. Madrid. Trajet peu compréhensible donc, mais trajet le moins cher trouvé. Nous ne pouvons pas nous attarder sur ce sujet, mais il est naturel de nous demander pourquoi un tel trajet est-il bien moins cher qu'un vol direct entre Casablanca et Dakar.

Nous sommes arrivés à l'aéroport de Dakar aux alentours de 21h, la nuit déjà entamée. En effet, le coucher de soleil a eu lieu pendant le trajet, et nous avons pu l'observer depuis le hublot, au dessus des nuages. En ville, deux amis de l'école nous attendaient. Simon et Maxime sont au Sénégal depuis presque un mois déjà dans le cadre du projet Ricochet (www.projet-ricochet.com, et facebook : Ricochet). Ils vont à la rencontre d'auto-entrepreneurs sociaux pour étudier leurs projets dans le but de donner envie aux jeunes locaux de se lancer dans l'entrepreneuriat. Ils travaillent actuellement avec Mathieu Faye, un jeune auto-entrepreneur de Thiès, la deuxième ville du pays, que nous allons également rencontrer. Ils sont partis dès le lendemain à la mi-journée pour Thiès pour retrouver Mathieu, après nous avoir fait découvrir l'activité nocturne de Dakar. Au alentour de midi, nous avons voulu sortir, mais la chaleur écrasante nous a vite rappelé à la maison. Nous avons préféré attendre la fin d'après-midi pour ressortir se balader dans le ville. Afin d'éviter à nouveau les grosses chaleurs du milieu de journée, nous avons pris la résolution de nous lever tôt le matin.

 

Nous sommes donc sortis vers 7h de matin le samedi pour aller visiter un lieu chargé d'histoire : l'île de Gorée. C'est l'un des endroits qui a, durant 400 ans, servi de point de départ des esclaves africains vers les cotes américaines. La-bas, nous avons eu le droit à une visite guidée très enrichissante sur l'île, dont l'architecture coloniale est toujours très visible. Nous avons également eu l'opportunité de visiter une maison aux esclaves dans laquelle jusqu'à 200 africains pouvaient être entassés, répartis à 15 dans de petites chambres pendant 3 mois. Ils étaient ensuite envoyés vers le Brésil, les Antilles ou les États-Unis, généralement coupés de leur famille.

 

Dans l'après-midi, nous somme partis à notre tour pour Thiès, retrouver Simon, Maxime et Mathieu, qui nous invitait tous chez lui pour la fête de Pacques. Cette fête est extrêmement importante pour les communautés chrétiennes de ce pays à majorité musulmane, et c'était un week-end très festif qui nous attendait.

Nous allons passer une dizaine de jours à Thiès, où un nombre grandissant de contacts nous attendent : Mathieu Faye et ses (très) nombreuses activités, Jean François Faye propriétaire de l'exploitation de permaculture Palal Bayouf, l'Association des Unions Maraîchères des Niayes ainsi qu'un centre de permaculture à l'initiative d'un groupement de femmes (70 % des des plus pauvres du monde sont des femmes).

 

 

Retrouvez-nous la semaine prochaine pour suivre la suite de nos aventures à Thiès !

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