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Journal de Bord - Team Afrique - semaine 12

June 1, 2017

Semaine 12 (23/05 –29/05), depuis l'Afrique du Sud

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le journal de bord! Retrouvez ici toutes les semaines des nouvelles de chaque groupe, des anecdotes, des récits de rencontres et de voyages.

Au programme du journal de bord de cette semaine, une rencontre autour du problème des plantes invasives, un circuit dans les vignobles sud africains, la découverte d'une espèce endémique mais également un safari, incontournable en Afrique du Sud.

 

Mardi 23/05, Il est difficile de s'arrêter 5 semaines en Afrique du Sud sans s'intéresser un temps soit peu au rugby. Ainsi, quelques semaines avant les rencontres à venir entre notre équipe nationale et les springboks (Surnom de l'équipe sud africaine), nous nous sommes rendus au musée du rugby du Cap. Après quelques activités très ludiques, nous avons pu en apprendre d'avantage sur l'histoire de ce sport en Afrique du Sud mais également sur le lien étroit entre l'image du rugby et l'apartheid, son rôle dans les années 90 pour l'unification du pays et la place qu'il tient aujourd'hui.


Mercredi 24/05, Ce n'est pas sans précautions que nous prenons un train pour un rendez-vous en banlieue du Cap. En effet, ce moyen de transport semble avoir mauvaise réputation mais reste pour nous le moyen le plus intéressant en rapport pratique/prix. Finalement, en évitant les heures nocturnes, ce train, vivant et emprunté très majoritairement par des populations moins riches (souvent synonyme de noires), ne nous a posé aucun problème. Lors de notre court séjour au Cap, il nous a même paru assez loin des légendes urbaines, en tout cas en journée. Ainsi, en début de matinée, nous rencontrons Phumudzo Ramabulana employé de la municipalité du Cap. Son rôle, ainsi que celui des membres de la même section est de lutter contre les espèces invasives et la protection des écosystèmes. Une espèce invasive est une espèce qui, pour des raisons diverses se développe, prenant la place des autres espèces, créant un déséquilibre et un potentiel danger écologique mais également d'érosion, d'incendies, d'inondations… Une espèce invasive est souvent une espèce introduite dont le climat convient à son développement. Étant étrangère au milieu, elle n'a pas nécessairement de prédateurs pour réguler sa population. Elle s'impose donc au détriment de d'autres espèces. Une espèce peut être invasive suite à un changement de climat auquel elle s'adapterait mieux. Malheureusement, dans les deux cas, le changement climatique va potentiellement aggraver la situation car les espèces aliens ont souvent des facilités à s'adapter supérieures aux espèces autochtones. Parmi ces espèces, on compte des plantes aquatiques, des arbres mais également des animaux tels que des guêpes, des oies, des tortues… Notre contact nous a ensuite montré leurs stratégies, leurs moyens d'actions et le déroulement de leurs études préalables. Pour finir nous sommes allés voir les équipes en actions de défrichage de plantes aquatiques invasives venant d'Australie et d'Amérique du Sud. Nous rentrons ensuite au Cap pour une courte escale dans la gare avant de repartir, en train toujours, vers la ville de Stellenbosch, réputée pour ses vignobles. Nous y retrouverons 3 amis de GI (Génie Industriel, école du groupe Grenoble INP) en semestre dans l'université de la ville. Dès notre arrivée, nous sommes surpris par cette ville très américaine. Cette « bulle » comme en parlent nos amis était autrefois un des symboles de l'apartheid qui garde malheureusement d'importantes traces, ce qui peut être compréhensible compte tenu du fait que la fin de ce triste passage de l'histoire a pris fin il y a 23 ans seulement, en 1994.

 

 

Jeudi 25/05, Ce matin, nous avons pour ambition de rencontrer des professeurs de l'université. A notre arrivée, la secrétaire nous affirme que les professeurs concernés ne sont pas présents. Évidemment, il a fallu que l'on tombe sur le African Day. Ce jour férié est commun à l'ensemble de l'Afrique et de nombreuses festivités sont organisées. Du coup, nous nous rendons à l'office du tourisme dans l'espoir de rencontrer des vignerons. En effet, la région de Stellenbosch est réputée pour sa route des vins. On peut effectuer des circuits pour découvrir des vignobles et goûter différents vins. Nous entamons notre tour accompagné de notre guide et de deux suisses. Nous lui parlons de notre projet et de notre intérêt pour les variations du climat et leurs effets éventuels sur les vignes. Il nous a apporté des éléments de réponse, mais nous aurions aimé rencontré des propriétaires d'exploitation. Ces derniers ne sont malheureusement que rarement disponibles et les serveurs ne semblent pas à même de nous informer d'avantage. On nous parle de manque de pluies, de variations de températures assez importants ces dernières années, notamment en 2017. Toutefois, les impacts sur la culture du raisin semblent encore durs à déterminer, en raison du temps de maturation du vin. La cuvée 2017 sera-t-elle malgré tout une bonne cuvée ?Réponses dans quelques temps ! C'est après quelques dégustations et des papilles mises à l'épreuve que nous rentrons à Stellenbosch retrouver nos amis.

 

Vendredi 26/05, Nous retentons notre chance à l'université. Nous y rencontrons Angelo, responsable des étudiants étrangers. Encore une fois la chance n'était pas avec nous, le professeur pouvant nous renseigner est en déplacement. Nous rentrons tranquillement l'après midi à notre auberge au Cap, avec moins de contenu qu'espéré.

 

Samedi 27/05, les excursions pour Cap Point, c'est à dire le Cap de Bonne Espérance, étant relativement chères et sans véhicule personnel, nous faisons le choix de faire l'impasse sur ce lieu emblématique. Toutefois, à quelques dizaines de kilomètre du Cap, sur la péninsule de Bonne Espérance, se situe la ville de Simon's Town, accessible en train. A quelques dizaines de minutes à pieds de la gare, dans une petite crique aujourd'hui protégée par le parc de Table Mountain, une colonie de manchots du Cap a trouvé refuge. Ces oiseaux marins endémiques au sud de l'Afrique et à la démarche hasardeuse ont vu leur nombre diminuer drastiquement ces dernières années. L'espèce est classé vulnérable. Après un bon bout de temps à observer cette drôle d'invention de la nature, à effectuer suffisamment de photos et de vidéos pour monter un documentaire animalier sur une des 18 espèces de manchots encore existantes, nous rentrons pour notre dernier soir au Cap avec de belles images et des cris, disons originaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 28/05, tôt le matin, nous nous mettons en route pour prendre le bus qui nous mènera à notre prochaine destination. En effet, dans ce grand pays, il est difficile de rallier les villes autrement que par les bus, voiture personnelles ou exploser le budget avec un taxi. Si de petit oublis de billet nous ont mis un petit coup de stress, c'est finalement le bus qui partira avec près de 1h de retard. Nous sommes fin prêts pour 11h de trajet ! Durant cette journée, nous avons eu l'opportunité d'admirer la fameuse Garden Route longeant la côte de l'océan Indien entre Le Cap et Port Elisabeth. Les amateurs de football se rappellerons Knysna, tristement connue mais magnifique ville au bord d'une lagune, se situant sur cette côte.

L'Afrique du Sud fait face à de grandes inégalités et à certains problèmes d'insécurité. C'est pourquoi, après discussions, nous décidons de nous arrêter un peu avant Port Elisabeth (surnommée P-E) qui n'a pas très bonne réputation. Nous choisissons une ville suffisamment proche pour rallier P-E afin de rencontrer nos contacts mais également plus sûre. Notre choix se porte sur Jeffreys Bay. Nous descendons donc du bus à Humansdorp à quelques kilomètres. Seulement, le retard du bus nous fait arriver à la tombée de la nuit et les minibus ne circulent plus. Un employé de la station essence nous propose que son frère nous amène, nous acceptons. Nous arrivons donc sains et saufs à notre auberge qui se promet d'être très agréable, en bord de mer, dans une ambiance de surfeurs.


Lundi 29/05, après une location de voiture qui fut heureusement rapide, nous partons pour le Addo National Park. Nous voilà partis pour une journée dans les étendues sauvages du parc, à la découverte de sa faune, ses cornes, ses trompes et ses rayures. Lors de cette journée, nous assistons à un défilé d'herbivores parmi lesquels zèbres, buffles, antilopes en tout genres, phacochères (qui nous rappellent à notre repas à Mbour au Sénégal), et l'inévitable éléphant d'Afrique. Malgré le passage de quelques mangoustes et chacal, notre seul regret sera de ne pas avoir croisé la route de lions ou de léopards. Malgré tout, c'est pleins beaux souvenirs que nous rentrons à la nuit tombée à l'auberge où une soupe nous attend. En effet, si nous sommes en Afrique, l'hiver approche et les nuits sont fraîches (un frais africain malgré tout de 10-15°C environ). Notre projet semble bien loin de cette journée, toutefois, l'occasion semblait inévitable ! De plus, nous avons appris des choses : les phacochères ne sont pas du tout prioritaire pour l'accès à l'eau, brutalisés respectivement par les éléphants, puis les buffles, puis les zèbres. Pas de grands rapport avec le changement climatique mais c'est toujours intéressant !

 

 

 

Retrouvez-nous la semaine prochaine pour suivre la suite de nos aventures en Afrique du Sud !

 

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