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Journal de Bord - Team Asie - Semaine 11

June 9, 2017

Journal de Bord (21 – 28 mai), depuis les Philippines.

 

Après un mois et demi passé au Vietnam, nous avons quitté l'aéroport international Noi Bai d'Hanoi durant la nuit de samedi à dimanche, vers 1h45 du matin. Après environ 3h de trajet, où nous avons (mal) dormi, nous sommes arrivés à l'aéroport Ninoy Aquino de Manille vers 6h du matin, en profitant du lever du soleil pour apercevoir les îles de l'archipel des Philippines.

 

Nous avons ensuite rejoint notre auberge en taxi (un vrai taxi cette fois-ci), dans lequel le chauffeur parlait un anglais teinté d'un accent proche de l'espagnol, et où l'autoradio passait des musiques américaines ! Le nombre de buildings caractéristiques des business centers et les innombrables fast-foods annoncèrent également rapidement la couleur. Nous avons ainsi déjà pu nous rendre compte de l'influence espagnole et américaine aux Philippines, puisque l'Espagne, par l'intermédiaire de Magellan, colonisa les Philippines pendant plusieurs centaines d'années avant que les Etats-Unis ne s'y installent durant le conflit avec l'Espagne.

 

 

 

Nous sommes basés à Makati, à environ 7km de l'aéroport et à 30 mn/1h (selon le trafic dans le métro ou routier) du centre historique appelé « Intramuros ». Makati est un quartier d'affaires et un lieu de vie, on peut donc distinguer de nombreux buildings pas très loin de l'auberge.

 

Le dimanche a été consacré à la sieste, pour récupérer de la quasi nuit blanche passée dans l'avion... Requinqués après quelques heures de repos, nous avons bravé la chaleur écrasante de la ville pour visiter Greenbelt, un immense centre commercial de Makati. Nous avons notamment pu observer une chapelle très originale accueillant une messe suivie par de nombreuses personnes qui pour l'occasion, s'arrêtaient de faire du shopping ou de boire un café ! Les Philippines sont un pays où l'on trouve une très grande majorité de catholiques, pour la plupart pratiquants. Certains cafés étaient également surprenants, comme ce « Café Breton » où nous avons pu tester les galettes et crêpes locales (Tom, le breton de l'équipe a ainsi pu se rappeler au bon souvenir de sa région).

 

Suite au décalage d'un rendez-vous du lundi au mardi, nous avons profité de la journée de lire pour nous rendre dans l'Intramuros et découvrir ce quartier ancien à l'architecture hispanique. Pour cela, nous avons pris le « MRT » et le « LRT » pendant près de 45mn, sortes de métros/trains, qui contrairement aux métros français, ne circulent pas sous-terre. Il existe 3 lignes de métro dans « Metro Manila » (le nom de l'agglomération de Manille).

 

Nous somme tombés par hasard dans une rue où nous avons pu apprécier deux matchs de « street basket-ball ». En regardant la première partie, nous avons sympathisé avec un jeune Philippin, Mon Ching, qui s'avérait être un joueur de l'équipe de police de Pedro Gil qui jouait le match suivant. Il nous a ensuite invité à regarder le match de son équipe depuis leur banc ! Ce match se terminait par une défaite de son équipe...malgré ses nombreux paniers à 3 points ! Le basket-ball est de loin le sport le plus populaire et est pratiqué partout !

 

 

 

Mardi 23 mai, nous avons rencontré Paulo Burro, travaillant dans le domaine du droit. Proche de l'avocat environnementaliste Philippin Antonio Oposa (« Tony » Oposa), il navigue de manière volontaire entre un grand nombre d'associations environnementales pour les conseiller et les accompagner dans leurs projets. Il nous a ainsi parlé de son rôle auprès des organisations formant un réseau important, de son mentor Tony Oposa et de ses principaux faits d'armes, de droit environnemental et de « justice climatique »... Avant de se quitter, Paulo nous a gentillement partagé une version PDF du livre écrit par son mentor : « Shooting Stars and Dancing Fish ».

 

Plus tard, nous avons rencontré Beatrice Dolores, membre engagée de l'organisation internationale environnementale « Climate Reality Project » créée par Al Gore en 2006. L'un des objectifs premiers de l'ONG est de mener des programmes de formation pour jeunes leaders, visant à former les futurs négociateurs climatiques de demain et à élargir la sensibilisation climatique dans le secteur universitaire et chez les jeunes en général. Un système de mentorat est notamment mis en place et permet aux jeunes membres d'apprendre aux côtés de personnes expérimentées.

 

Avant de rencontrer d'autres membres de son organisation, dont le responsable national, nous avons découvert d'autres lieux cultes et traditionnels d'Intramuros, comme les remparts de la ville, des musées ou une magnifique église située en plein cœur du quartier...

 

 

 

En soirée, nous avons ainsi fait la rencontre de Rodne Galicha, responsable national de Climate Reality Philippines depuis 2009, et de John Leo, un autre « youth leader » de l'organisation, spécialisé dans l'approche scientifique du changement climatique. Rodne Galicha a beaucoup voyagé pour la cause environnementale ces dernières années et s'est notamment rendu à de nombreuses COP (Conferences Of the Parties). En 2015, il a effectué le trajet Rome-Paris à pieds en compagnie d'autres compatriotes Philippins avant de participer à la COP21 au sein de la délégation nationale. La soirée a été l'occasion d'en apprendre plus sur Climate Reality et de discuter de la problématique du changement climatique. Nous avons aussi appris quelques mots en Philippins, à utiliser dans la vie quotidienne !

 

Mercredi matin, nous nous sommes rendus au premier Congrès National sur la Biodiversité à Ortigas, organisé par le « Biodiversity Management Bureau » (section du ministère de l'environnement), où nous devions rencontrer Dann Diez, responsable des organisations « Let's Do It Philippines » et « Seed4Com » travaillant à augmenter la résilience des communautés insulaires, notamment face au changement climatique. Dann nous accompagnera pendant une semaine à travers différentes îles des Visayas afin d'aborder les thématiques des Typhons et de la montée des eaux.

 

 

Le soir, nous avons assisté à un match de PBA (Philippines Basket Association), l'équivalent Philippin de la NBA.

 

Le jeudi après-midi, à Quezon, nous avons rencontré une autre leader de Climate Reality Project, Isabelle Rodriguez, qui nous a beaucoup aidé en nous introduisant à la majorité des contacts dont nous disposons jusqu'à présent. Nous avons ainsi échangé sur ses activités, sur les raisons qui l'ont poussées à rejoindre l'organisation... Accompagnés de deux amies à elle qui nous aideront aussi par la suite, nous sommes allés manger dans un restaurant tout à fait original, où la table se trouve dans un « jeepney ». Signes de l'ancienne présence américaine, ces jeep aménagées en mini bus constituent le principal moyen de transports dans de nombreuses villes du pays.

 

Le vendredi, nous avons eu un rendez-vous dans le quartier Intramuros à Manille avec des professionnels de l'aménagement du territoire spécialisés dans l'adaptation au changement climatique. Ils nous ont expliqué pourquoi il était d'une importance capitale d'intégrer la composante climatique aux plans de développement locaux. La discussion, passionnante, nous a ouvert les yeux sur un sujet et des problématiques que nous n'avions pas encore abordées jusque là (gestion des ressources en eau en zone urbaine, anticipation de la montée des eaux, des typhons, comportement des locaux).

 

 

 

Le lendemain, après 6 jours passés à Manille, nous sommes partis à Cebu dans les Visayas Centrales. Dans l'attente de Dann Diez, nous en avons profité pour visiter les alentours et notamment admirer le mémorial de Magellan et la statue de Lapu-Lapu, chef local ayant tué l'explorateur portugais au combat. Ce n'est que tard dans la soirée que Dann Diez nous a rejoint dans la chambre de l'hôtel. L'aventure pouvait alors commencer dès le lendemain !

 

Dimanche matin, après un petit-déjeuner dans une cantine locale, nous sommes partis à Mandaue pour participer à événement de replantage de mangrove avec une association locale, Cebu Language Exchange. La mangrove permet de protéger les habitants qui vivent à ses alentours, notamment lors des typhons.

 

Après un déjeuner copieux appelé « Boodle Fight », où de nombreux mets sont disposés sur la table (comme des crevettes, du poulet, des fruits de mer, du riz) et où les participants sont debouts et mangent avec leurs doigts, nous avons pu assister à une séance de karaoké fort sympathique.

 

 

 

Nous nous sommes ensuite rendus sur le lieu du replantage de mangrove, pour planter une trentaine de plants chacun dans la boue (jusqu'aux genoux!), malgré la marée qui n'était pas très favorable.

 

Le soir, dans un café, nous avons eu la chance de rencontrer Brother Tagoe, un prêtre engagé dans la cause environnementale et contre le changement climatique. Il nous a ainsi parlé de ses organisations, ses projets de sensibilisation à l'environnement destinés aux jeunes et notamment les enfants et des ses œuvres d'arts... Il a notamment rencontré le Pape François lors de sa venue aux Philippines, et lui a offert une œuvre d'art à cette occasion. Il était question pendant cette interview de justice climatique et de la situation aux Philippines.

 

 

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