© 2023 by Nature Org. Proudly created with Wix.com

Journal de bord - Team Afrique - Semaine 19

July 22, 2017

Semaine 19 (11/07 –19/07), depuis Madagascar

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le journal de bord! Retrouvez ici toutes les semaines des nouvelles de chaque groupe, des anecdotes, des récits de rencontres et de voyages.

Au programme du journal de bord de cette semaine, notre dernier rendez-vous, la découverte de la nature sauvage malgache et un week-end sur la côte orientale.

 

Mardi 11/07, nous retrouvons à nouveau Florian, Luc et Thomas à Analakely, quartier central de Tana, pour un petit repas bien agréable avant d'aller boire une bière sur une terrasse surplombant la ville en effervescence. Cet établissement, très classe, semble essentiellement fréquenté par les expatriés et les riche malgaches. Mais on assume totalement, ça fait du bien de faire une petite pause entre copains !

 

Mercredi 12/07, après quelques emplettes de tissus et autres souvenirs, nous retrouvons pour la dernière fois les membres de Eau'tour de l'île pour manger. Le plaisir est de courte durée car nous avons un taxi B à prendre pour nous rendre au siège de l'association WWF avec qui nous avons enfin un rendez-vous. Ne jamais se réjouir trop vite ! Nous avions bien préparé notre sujet et lu les publications qui nous intéressaient pour en savoir d'avantage. Toutefois, l'organisation des grandes association semble plus compliqué que prévu et, nous n'en obtiendrons pas plus avant que la direction soit mise au courant. C'est donc déçus que nous partons avec des promesses. Nous n'y croyons plus trop sachant notre timing de plus en plus serré. Nous leur envoyons un mail détaillé de notre projet en espérant des nouvelles d'eux ou de leurs partenaires, mais nous ne comptons pas trop dessus. C'était notre dernier rendez-vous planifié à Madagascar et en Afrique. Nous avons l'intention de profiter de nos derniers jours et sortir un peu de Tana !

 

Jeudi 13/07, nous gagnons la gare routière de l'ouest dans la matinée pour rejoindre le parc national Andasibe, à mi-chemin entre Tana et la côte est. Après s'être sentis comme des bouts de pains dans une marre au canard, nous optons finalement pour un transport à peine plus cher mais plus fiable et direct. Nous voici dans notre premier taxi brousse, petit mini-bus dans lequel on optimise parfaitement l'espace au détriment de la sécurité. Le transport nous rappelle avec nostalgie nos escapades à Agoudal et M'Hamid dans lesquels la musique Amazigh laisse place à des musiques plus ou moins traditionnelles locales. Après 4h de route, et un petit encas dans un hôtely, nous gagnons un hôtel jonché de nombreux

​​bungalows avec une ​​​terrasse en bords de rivière, à l’orée de la forêt tropicale. Avant de profiter du cadre autour de petits jus frais, nous allons nous renseigner sur les possibilités de visites du parc. En effet, ici, il est impossible de rentrer dans un parc sans les services d'un guide proposant différents tours. A côté du parc, nous avions entendu parler d'une association, Mitsinjo qui fait, entre autres, de l'écotourisme. Après avoir comparé les services de cette association et ceux du parc, nous optons pour prendre un rendez-vous avec Pierre, un guide de Mitsinjo natif d'Andasibe, le lendemain à 7h30, meilleur horaire pour observer les animaux.

 

 

Vendredi 14/07 , réveil matinal. Sur le chemin pour notre rendez-vous, à quelques 500m, la brume accumulée pendant la nuit se soulève en laissant place à un radieux soleil. La météo nous sourit en une période où la région est presque constamment sujette aux pluies. Nous retrouvons Pierre et un stagiaire, tous deux à l'haleine légèrement en«rhum»ée suite à un anniversaire joyeusement fêté. Après s'en être professionnellement excusé, nous partons pour une balade d'environ 3h en forêt. Quelques minutes après notre départ, Pierre nous dit que hier, un gecko se trouvait dans les parages. Après avoir inspecté le environs, il nous montre un arbre situé à quelques mètres. Ce reptile se camoufle tellement bien sur les troncs que même avec le doigt dessus nous peinions à le voir. A partir de là, nous savions que la matinée serait très surprenante! En s'enfonçant dans la forêt, les piaillements d'oiseaux divers se multiplient dans un orchestre auquel Pierre s'amuse à participer. Par la suite, nous avons la chance d'observer quatre espèces différentes de caméléons, dont la plus petite au monde. Pierre nous arrange une petite séance de chasse pour l'un d'eux à l'aide d'une pauvre sauterelle. Le reptile, dans l'ensemble très mou, nous montre alors son vif mouvement de langue pour attraper l'insecte. La balade est également une occasion pour en apprendre plus sur la végétation et entendre quelques anecdotes très précieuses.

Bon sinon on est à Madagascar, et qui dit Madagascar dit lémuriens ! Trois espèces se sont présentées à nous, dont une nocturne et donc en plein sommeil et le plus grand lémurien de l'île, symbole du parc, le indri. Nous avons pu assister à son cri matinal pour délimiter son territoire. Ces cris très puissants, entendus à des kilomètres forment un magnifique récital. Cet événement laisse ensuite place à des bruits très étranges faisant penser à des bruits de gorets. Encore une fois, Pierre nous montre sont potentiel linguistique et échange quelques vers avec ces animaux.

 

L'association Mitsinjo œuvre pour la protection de l'écosystème forestier à travers de actions locales impliquant la population du village d'Andasibe, aujourd'hui consciente des enjeux et très investie. En effet, comme une grande partie de Madagascar, la région a fait l'objet d'une déforestation intense et incontrôlée. En début d'après midi, nous partons donc avec Pierre et le stagiaire, jeunes pousses en mains, pour une séance de replantation de forêt. Au delà du geste plutôt symbolique quoi que très agréable, ce fut pour nous l'occasion d'en apprendre plus sur leurs méthodes, leurs motivations, leurs approches avec les populations locales, leurs financements… mais également sur le choix des plantes, sur la méthode pour planter, sur l'entretien et les résultats. Ainsi, nous avons planté des arbres pour les oiseaux, c'est-à-dire appréciés des volatiles qui par la suite sèmeront les graines un peu partout. Pierre nous donna ensuite le rendement assez impressionnant de réussite : 95 %. Nous sommes très loin des 4 pour 30 de Tonton Dapierre à Ambatofotsy ! Le climat et l'entretien sont les raisons de ce succès.

Le soir, après avoir assisté au spectacle surprenant de quelques lémuriens sauvages traversant l'hôtel, nous attendons patiemment le taxi brousse que nous avons réservé pour rejoindre Vatomandry. Nous rejoignons la N7, de nuit à quelques centaines de mètres où nous retrouvons quelques auto-stoppeurs nocturnes. C'est à presque 22h et sans retard que le taxi brousse en partance de Tana passe nous prendre sous l'unique lampadaire du village. Après un début de nuit mouvementé dans les différents virages, trous et autre, nous arrivons sur la côte vers 2h, allons à l'hôtel réservé avant de trouver notre chambre très rustique et s'effondrer sur nos lits respectifs.

 

Samedi 15/07, nous rejoignons Honoré et Charline chez eux. Là, nous retrouvons Étienne et Anja qui y ont passé la nuit, raison pour laquelle nous avons dormi à l'hôtel cette fois-ci. Étienne est le frère de Henri, et est la personne grâce à qui nous avons rencontré tant de personnes ici. Anja est sa fille, membre de la même équipe de basket que Julia à Toulouse en ce début d 'année. C'est donc autour d 'un petit déjeuner que nous discutons de notre début de séjour à Madagascar, de nos rencontres, de nos impressions… Suite à ces retrouvailles, nous repartons une fois encore en direction des plantations d'ananas. Occasion rêvée pour Étienne de voir l'avancement de sa petite exploitation laissée il y a trois ans en un terrain dense en végétation. Dans l'après-midi, nous profitons du beau temps pour nous promener à l'embouchure entre la mer et le canal de Pangalane à Vatomandry. Mais pas question de se baigner, les tourbillons et les courants très forts piègent trop régulièrement les imprudents. C'est donc depuis la plage que nous assistons au retour des pêcheurs au soleil couchant et aux réparations avec les ​​moyens du bord des pirogues dans ce cadre magnifique mêlant eau douce et océan, promeneurs et pêcheurs, la violence des vagues et le calme de la végétation verdoyante.

 

Dimanche 16/07, jour de retour à Tana. Nous rentrons tout les sept en direction de la capitale. Romain et Ludovic ferons le voyage en compagnie des sacs sur les banquettes situées dans le coffre. Nous profitons de la route pour goûter à quelques spécialités et fruits locaux avant d'arriver dans l'après midi à destination où nous retrouvons Henri et Tonton Jeannot venu à Tana pour l'organisation d'un événement familial à venir.

 

Lundi 17/07 , le matin, nous avons rendez-vous avec Charline pour aller chez la couturière amener les tissus achetés en début de semaine à Analakely. Ensuite, nous embarquons dans un taxi brousse en direction d'Antsirabe, à environ 160km au sud de Tana. Sur la route, nous découvrons un paysage très vallonné, de larges prairies et rizières éparses. Deux gros accidents de taxis brousses sur la route nous rappellent la dangerosité des routes malgaches et de la conduite disons dynamique des chauffeurs. Nous arrivons finalement 3h plus tard dans la ville thermale. Là, Til, le fils de Henri descendu voir sa copine, nous accueil, nous évitant ainsi l'armée de pousse-pousse déjà sur le pied de guerre prêt à nous accueillir (arnaquer). Il nous emmène chez sa sœur Narindra chez qui nous passerons 3 nuits. Avant la tombée de la nuit, nous profitons d'un peu de luminosité pour jouer un peu au foot avec Til. Partie à laquelle viendront s'inviter trois petits garçons pleins d'énergie ! La scène sembla beaucoup amuser les voisins !

 

Retrouvez-nous la semaine prochaine pour notre dernière semaine à Madagascar et en Afrique !

 

 

Please reload

Posts Récents
Please reload